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Manu Lévy : « A la radio, tu ne bluffes pas. Tu ne peux pas mentir ! »

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Manu Lévy est l’animateur radio numéro 1 des mornings (radios musicales) en France !

Il anime le 6h-9h (en réalité, ça dure jusqu’à 9h30) sur NRJ. Rare dans les médias, il a accepté de nous donner une interview.

 
Vous êtes animateur du morning de NRJ, premier morning sur les musicales, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
En résumé (sinon on va emmerder tout le monde), ça fait plus de 25 ans que je suis en radio. J’ai commencé par apporter des cafés et du Mcdo à l’animateur dont j’étais l’assistant, Diego sur Fun, et j’ai évolué patiemment avec le temps, jusqu’à animer aujourd’hui tous les matins sur NRJ.
Pour « l’entre deux », Google et Wikipédia sont tes amis!
Ah, je revois toujours Diego (Roland Olivier sur France Bleu maintenant) et je lui apporte toujours un big Mac quand on se voit. C’est le seul mec au monde à m’appeler « Bernardo » (assistant de Diego, rapport à Zorro).

Comment préparez-vous votre morning ?

En équipe. On fait une réunion de 30 minutes à une heure après chaque émission, on parle de ce qui a été, de ce qui était moins bon, comment on peut améliorer les choses, puis on donne tous des idées pour le lendemain.
Ensuite, je demande à tout le monde d’aller vivre, de faire des choses. C’est ce qui va nourrir l’émission. Durant la journée, on échange, on s’envoie des idées, et on fait un point final en fin d’après-midi.
On ne fait pas d’interminables réunions. On essaie plus d’être des éponges toute la journée: tout ce qu’on fait, tout ce qu’on voit, on se demande si on pourrait en faire un bon moment à la radio.
Une très bonne émission est une émission très bien préparée dont on changera finalement tout en direct!
Autre chose: dormir! Le sommeil n’est pas considéré comme de la préparation. Pourtant, d’expérience, une émission après une nuit de 7 heures de sommeil n’a rien à voir avec une émission suivant une nuit de 4 heures. La vivacité, la fraîcheur n’ont rien à voir.

Manu dans le 6/9 mais comme le montre l’affiche, vous êtes à l’antenne jusqu’à 9h30, pourquoi avez-vous décidé d’allonger votre matinale ?

C’est assez simple. On en a juste parlé en fin de 4ème saison avec Morgan, le directeur des programmes. On s’est dit que ce serait sympa de prolonger un peu, et d’accompagner nos auditeurs une fois passée le réveil et le lever. Sur leur lieu de travail, à la maison. C’est assez commun dans plusieurs pays d’avoir des matinales qui dépassent 09h00. On n’a pas changé le nom de l’émission parce que « Manu dans le 6-9h30 », ça fait moche, tout simplement !

Concernant les audiences, vous êtes en baisse de 91 000 auditeurs sur un an selon le dernier sondage Médiamétrie de Juillet 2016. Comment expliquez-vous cette baisse ?
Je n’ai pas regardé du tout les résultats du dernier sondage Médiamétrie, qui, comme vous le savez, étaient complètement faussés. Mais 91 000 auditeurs perdus sur 3 millions et demi d’auditeurs qui se réveillent avec nous chaque matin, je me dis que , vu le contexte, c’est pas si mal!

Bruno sur Fun Radio, Camille Combal sur Virgin Radio, vos concurrents sont en train de monter, avez-vous peur de ne plus être le 1er ?
La concurrence est une saine émulation. Je préfère avoir de bons concurrents, cela évite de s’endormir. J’aime innover, créer. Avoir une concurrence forte est excellent pour cela.
Cela fait 6 ans que notre émission monte sondage après sondage. Nous avons battu tous les records d’audience de l’histoire de la FM en France. Nous sommes la première émission matinale en France sur les moins de 65 ans. C’est énorme. Mais on ne s’en rend pas compte parce qu’on est « la tête dans le guidon ». Et dans nos têtes, on pense comme des outsiders. Et c’est tant mieux.

Que comptez-vous faire pour regagner des auditeurs ?
Rien de spécial, je continue à avancer et à m’amuser avec mon équipe, tout simplement.
En radio, il y a une chose immuable: si tu t’amuses à l’antenne, les gens le sentent, et restent. Si ce n’est pas le cas, ça ne fonctionne pas. A la radio, tu ne bluffes pas. Tu ne peux pas mentir. Pas à long terme. Et nous, on n’est pas des sprinteurs, on est des coureurs de fond. Saison après saison.

Vous êtes une star de la radio et pourtant vous n’avez pas franchi le cap de la télévision. Pourquoi ?
Je m’éclate à la radio. A la télé, les contraintes sont beaucoup plus lourdes. Il est extrêmement difficile, lorsque tu fais une matinale comme la mienne, de réussir à trouver autant de liberté et de plaisir à la télé. Il n’y a pas de « cap ». Il y a des opportunités, des envies. Mais aucune pression. La télé n’est pas une fin en soi, je m’amuse tellement à la radio!

Est-ce vrai que vous avez proposé un concept à France 2 pour son après-midi ?
C’est toujours d’actualité ?
Oui, il s’agissait d’un jeu. Mais ça n’a pas été retenu à l’époque. Ce n’est pas du tout d’actualité.

Vous êtes quelqu’un qui travaille énormément, ça ressemble à quoi votre journée ?
Je me lève à 04h30, et je finis ma journée de travail entre 18h00 et 19h00. Ca fait des journées bien remplies, mais je ne suis pas toute la journée devant un ordinateur à écrire. Je suis un peu spécial dans mon organisation, je fais beaucoup de choses différentes chaque jour, j’alterne sessions de travail et loisirs, et mes journées sont toutes différentes. Si un jour je suis fatigué, je ne ferai rien. En revanche, je peux travailler tout un week-end enfermé chez moi. J’ai une chance et un luxe incroyable: je m’organise comme je veux.

Est-ce votre dernière saison à NRJ ?
Pas que je sache!!!

Quels sont vos projets ?
On a beaucoup d’idées pour l’émission de radio, pour réaliser des choses différentes, créer des événements à l’antenne mais aussi hors-antenne. On gamberge beaucoup là-dessus en ce moment avec l’équipe.

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