Entretien : Sidney Govou, regard d’un champion sur sa vie !

Entretien : Sidney Govou, regard d'un champion sur sa vie !

SIdney Govou, ancien joueur de football de l’Olympique Lyonnais et maintenant joueur de Chasselay en CFA répond à nos questions.

L’Olympique Lyonnais et la Ligue 1

La Ligue 1 ne vous manque pas trop ?

Ça dépend dans quel sens, j’aurais aimé pouvoir continuer mais je suis content de revenir jouer au foot après une grave blessure. Je suis heureux à Chasselay.

Vous avez connu vos plus belles années à l’Olympique Lyonnais dans les années 2000, ça a été dur votre départ de Lyon ?

Non, j’avais fait le tour à l’Olympique Lyonnais. Je ne me reconnaissais pas dans le projet du club. J’ai préféré partir.

Une grave blessure arrive en mars 2013, une fin de contrat à Evian et un retour à Lyon en octobre 2013, vous aviez espoir de revenir avec l’équipe A de Lyon ?

Non, je revenais de blessure, je n’avais pas espoir de rejouer pour Lyon. Mon départ d’Evian est bizarre, le club m’avait promis de résigner et rien n’a été fait, c’était maladroit. Après ma rééducation, j’ai galéré au départ, je savais pas si j’allais rejouer. Rémi Garde m’a proposé d’utiliser les installations de Lyon. J’ai donc pu m’entraîner avec la réserve et rejouer au foot.

Rémi Garde a été très clair : je pouvais m’entraîner et on fera un point plus tard.

Vous avez connu le grand Lyon et aujourd’hui un Lyon un peu moins fort, vous avez ressenti cette différence ?

La différence est sur le terrain, il y a moins de joueurs à l’extérieur du club, ils ont moins d’expérience. L’expérience il faut la vivre.

L’état d’esprit est différent entre le groupe des années 2000 et celui de 2014 ?

Je suis contre de dire que les jeunes sont moins respectueux. Les mentalités changent avec les années, les dirigeants doivent évoluer aussi.

Les dirigeants ont donné beaucoup de responsabilités aux jeunes très vite.

La coupe du monde 2010

Vous avez été sélectionné aussi pour la coupe du monde 2010, terrible échec. Pensez vous que cette coupe du monde 2014 peut y ressembler ?

J’espère pas, je suis quasiment sur que non. Nous, c’est un échec au niveau du foot et au niveau de l’image de la France. La France passera en huitième je pense.

Comment le groupe a pu déraper en 2010 ?

Il y a eu beaucoup de pression depuis 2008, depuis l’échec de l’euro. Il y avait une campagne contre Raymond Domenech, on n’avait pas de joueurs assez matures.

Les joueurs sont plus responsables que Raymond Domenech dans la débacle.

La fédération a aussi sa responsabilité.

Sa carrière

Revenons en club, vous avez joué une saison en grèce au panathinaikos, c’est une aventure à oublier ?

Non, j’ai apprécié jouer au Panathinaikos. C’est une première expérience à l’étranger, j’ai découvert une nouvelle vision du football.

Le club tournait à la crise sur la fin, il fallait que je parte.

Vous revenez en France à Evian en 2011, c’était une envie de rejoindre une nouvelle fois la ligue 1 ?

Il y avait un contexte familial favorable. En Grèce, je voyais peu ma famille. Il fallait prendre sa décision, j’aurais du attendre avant de signer, j’aurais surement eu d’autres propositions à l’étranger. J’avais un rôle important à jouer dans cette équipe d’Evian, j’ai donc signé.

D’autres clubs à ce moment là vous avez contacté ?

Il y avait des clubs en Angleterre et en France mais il me faisait patienter et je ne suis pas très patient.

Son avenir

Jean Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais, vous a promis un contrat pour revenir dans le staff de Lyon ?

Non, il l’a dit seulement à la télé.

Vous aimeriez faire quoi dans le futur ? Commentateur, entraîneur, adjoint, recruteur ?

Je ne me vois pas finir à la maison, j’ai un ou deux projets. Je vais travailler pour une chaîne télé pour le mondial.

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