Entretien avec Margot Dumont (BeinSports) : « Il faut se faire un nom, une réputation…prouver un peu plus que les garçons. »

Shooting BeIn sport - studio - 28/08/2013
Margot Dumont, c’est une jeune journaliste qui fait partie de l’aventure Bein Sports. Vous pouvez la retrouver au bord du terrain ou à la tête d’un reportage. On lui doit entre autre un reportage sur le président de l’Olympique Lyonnais : Jean-Michel Aulas.

Pour DirectNews, elle retrace son parcours et parle foot.

Comment devient-on journaliste pour beIN SPORTS ?

Il n’y a pas de parcours type pour devenir journaliste à beIN. On dit d’ailleurs souvent que la force d’une rédaction est sa diversité. Pour devenir journaliste, il faut avant tout ne pas renoncer aux nombreuses difficultés. Posséder un bon carnet d’adresses est un plus… Il faut avoir une bonne culture sportive, être curieux, débrouillard… On est tous ultra motivés à beIN et on a tous un potentiel que notre employeur exploite de la meilleure des manières.

Quand Bein vous appelle, vous hésitez ?

Absolument pas ! C’était un grand honneur, et j’ai foncé. C’est une grande fierté d’être de l’aventure depuis le début.

Vous pouvez nous raconter votre 1er entretien ?

Tout s’est bien passé. On a discuté de ce que j’aimerai faire à moyen et long terme. On a eu un très bon feeling, mais en même temps je connaissais déjà mes chefs des précédentes entreprises où j’ai travaillé. Je n’ai pas eu beaucoup d’entretiens d’embauche dans ma carrière alors je n’avais pas préparé de phrases toutes faites.

En ce moment, vous êtes au Qatar avec beIN, pourquoi partir se délocaliser au Qatar alors que la Coupe du Monde était au Brésil ?

Tous nos envoyés spéciaux et nos commentateurs (près de 30 personnes) étaient présents au Brésil pour beIN SPORTS France. Pour les magazines « Inside Brasil » et « Le Club Brasil », auxquels j’ai participé, nous avons eu la chance de profiter de l’exceptionnel studio de Doha d’une superficie de 900 m², pouvant accueillir jusqu’à 3 espaces différents et disposant des toutes dernières innovations techniques. beIN MEDIA GROUP est un grand groupe international, qui nous permet de bénéficier des meilleures installations.

Quelles sont vos envies pour l’avenir ?

Je suis une personne qui aime le terrain. J’ai toujours ce besoin d’aller sur place, rencontrer des personnes, en apprendre sur quelque chose… et le retranscrire. Donc mes envies restent de poursuivre ce que j’ai commencé à faire cette saison, à savoir le bord terrain et les reportages. C’est certain que j’adorerai un jour aller sur les matches de Ligue des champions, mais chaque chose en son temps. Le travail paie toujours.

C’est pas trop dur d’être une femme dans ce milieu ?

Au début, les 2-3 premières années ça l’était vraiment. Il faut se faire un nom, une réputation, à force de travail. Il faut peut être prouver un peu plus que les garçons. Maintenant tout va très bien, mon travail est reconnu. Autant ça peut être plus simple d’être une fille pour faire de l’antenne, autant pour d’autres tâches c’est des fois plus difficile.

Que pensez-vous du fait qu’Hélena Costa décide, au bout de deux mois, de ne plus entraîner Clermont ?

Elle a ses raisons. Je ne peux pas commenter son choix. Mais une chose est certaine, c’est très difficile de se faire accepter dans un monde masculin quand on est une femme. Elle a en tout cas éveillé l’attention, ouvert la voie. Corinne Diacre a pris le relais. J’attends de voir plus de femmes arbitres aussi, pourquoi pas au Mondial 2018 ??

Vous jouez au foot à haut niveau, c’est quoi la différence entre le foot masculin et féminin ?

La différence se situe avant tout sur le plan physique et de la vitesse. Les contacts sont moins rudes, le jeu est un peu moins intense. Après, sur un plan tactique je pense que ça se vaut. En tout cas la progression du football féminin est incroyable. Et ce n’est pas fini. Croyez moi, je joue avec des jeunes filles de 19 ans, on a cinq ans d’écart, mais elles foncent à travers les portes que les pionnières ont ouvert avant nous.

Vous êtes jeune, quelle est la force pour faire son trou dans ce milieu ?

Il faut avoir une motivation sans faille et aimer son métier. A partir de là, tout est plus simple. Le truc, c’est aussi d’avoir un petit plus qui fera la différence : pour mon cas, c’est la pratique du football, les connaissances ou encore ma maîtrise de la langue allemande.

Le foot pour Margot :

Le meilleur joueur de Ligue 1 pour vous :

Il faudrait plutôt me demander le meilleur joueur par poste, car chaque poste est différent, on ne peut pas généraliser. Mais pour tenter de répondre quand même, je vais dire Zlatan Ibrahimovic. Il est unique en son genre.

Le meilleur invité que vous ayez eu :

L’un des meilleurs « clients » que j’ai rencontré est sans doute Franck Béria. Il est top. Gentil, drôle, abordable. Très agréable de passer une journée avec lui ! Mais il y en a plein d’autres aussi (Nolan Roux, Gary Kagelmacher, Jérémie Aliadiere, Aissa Mandi, Claudio Beauvue…). Que des garçons qui sont restés simples, abordables, anti-stars.

Le joueur le plus drôle : Franck Beria

Le joueur le plus chiant à interviewer : Il n’y en a pas. J’ai pris du plaisir à chaque fois.

Le footballeur ou entraineur le plus langue de bois : Je ne sais pas, tout dépend du contexte dans lequel on l’interview… A la mi-temps ou après un match, la plupart sont langue de bois.

Le meilleur commentateur : Chacun a son propre style. J’aime beaucoup celui de Philippe GENIN.

Le joueur / entraineur le plus sexy : En joueur j’adore Marco Reus et Toni Kroos. C’est mon côté allemand. En entraîneur j’aime bien Joachim Löw, Philippe Montanier, Hubert Fournier, José Mourinho, Christophe Galtier…

Le joueur le plus fou : Alexy Bosetti sans hésiter :-).

Le joueur qui pourrait remplacer Paganelli (homme de terrain de Canal Plus) : je verrais bien Souleymane Diawara ou Guillaume Hoarau, deux blagueurs qui savent parler football.

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