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Entretien avec Grégory Coupet : « J’ai été sollicité concrètement par des sélections et clubs pour devenir entraîneur des gardiens »

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L’ancien gardien de l’Olympique Lyonnais, du Paris Saint-Germain ou de l’Atletico Madrid se dévoile.

Grégory Coupet revient sur sa carrière, la Ligue 1 et son nouveau rôle de consultant pour RMC/BFM TV.

En 1997, vous arrivez à l’Olympique Lyonnais après avoir joué pour l’ AS Saint Etienne. Ce n’était pas trop difficile d’arriver chez le rival ?
Si c’était très difficile, surtout de remplacer Pascal Olmeta. Remplacer un grand gardien comme Pascal par un stéphanois. Ça a été difficile pour les supporteurs.
En place, il y avait des mecs très appréciés. Il a fallu 2-3 ans avant que je n’entende plus rien quand je prenais un but.

A Lyon, vous avez gagné 7 titres de champion de France. Quel est le plus beau titre ?

Le premier est toujours le plus beau, ça faisait 2-3 ans qu’on titillait le titre puis enfin on arrive à l’avoir, on le joue au dernier match contre Lens. On rentre dans l’histoire d’un club quand on gagne un titre.

Vous pensez que l’Olympique Lyonnais peut revenir au premier plan ? Que pensez-vous de l’équipe de cette année ?

Oui, Lyon reviendra comme avant, le plus difficile c’est de donner l’esprit de gagne. Le conserver est dur. Tant qu’il y aura Bernard Lacombe et Jean-Michel Aulas, Lyon sera toujours en haut surtout avec l’arrivée du Grand Stade.
J’attends d’être appelé quand on aura l’étoile sur le maillot. On obtient l’étoile quand on a 10 titres.

En 2008, vous signez à l’Atlético Madrid puis vous partez au bout d’une saison. C’était difficile de quitter la France ?
Non pas du tout, je vis à Madrid maintenant. Le projet sportif n’a pas fonctionné, je n’ai pas joué et je ne pouvais pas être patient. Je suis revenu en France pour jouer.

Vous avez regretté votre départ de Lyon à cette époque ?
Non, c’était réfléchi. Avec ma famille, j’avais envie d’une expérience étrangère, ma famille a adoré. Si cela aurait fonctionné, je jouerais encore maintenant.

Vous avez souffert lors de votre année à Madrid (être remplaçant)? Le manque de relationnel entre vous et le coach vous a touché ?

Quand tu es compétiteur, c’est difficile de rester sur le banc, il n’y avait pas de communication. J’avais l’impression de ne pas exister, heureusement que je m’entendais bien avec mes coéquipiers. Après j’avais besoin de jouer.

Puis vous arrivez au Paris Saint Germain, ça reste une belle aventure ?
Ouais, une belle surprise. Je pensais que c’était un club plus compliqué que ça . En fait, j’ai découvert des gens fantastiques.
Quand on est de l’extérieur, on voit les crises. J’avais suffisamment de maturité pour encaisser. Je me faisais une image compliqué du Paris Saint Germain.

Le PSG d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui dans lequel vous avez joué, mais pensez-vous que le PSG ressemble au grand Olympique Lyonnais ?

Paris est au dessus, que des stars internationales qui viennent au club. Nous, ce n’était pas des joueurs connus. Cris et Cacapa n’étaient pas connus avant de jouer à Lyon. On a eu le temps de s’imprégner de la culture lyonnaise.
C’est un niveau au dessus dans le côte populaire, je leur souhaite d’arriver à faire 7 titres. J’aime St Etienne, Lyon, Paris et l’Atlético.
Certains lyonnais n’aiment pas quand je dis ça. J’ai connu pas mal de générations, je ne suis pas fixé sur une génération. J’ai fini à 38 ans, ça confirme mon côte à part comme le poste de gardien qui est à part.

Tout au long de votre carrière, vous avez subi des blessures importantes ( fracture de la cheville, genou …) . Il y a eu un moment où vous avez eu envie d’arrêter ?

Jamais, quand je me blesse à la cheville, je me dis que c’est fini. On me dit que c’est réparable donc j’y crois. J’ai toujours eu confiance en la médecine. Au début de ma carrière, à Saint-Etienne j’ai eu une blessure au poignet, on m’a dit que c’était fini. C’est pour ça que j’ai jamais douté de la médecine.
Tant que je n’ai rien de cassé en deux ou que le genou n’est pas sorti de la jambe, je voulais rejouer.
Se blesser ça fait parti de la carrière.

Les blessures à Lyon ?

L’explication pour moi, c’est que les joueurs sont de plus en plus jeunes. Le travail de l’ombre c’est de se reposer, bien manger. C’est important pour ne pas se blesser. Je pense qu’ils n’ont pas encore cette conscience professionnelle.

Yoann Gourcuff ?
C’est dans sa tête sa blessure, c’était un bon joueur à Bordeaux, et à Milan et Lyon ça n’a pas fonctionné. Dès qu’il existe une pression médiatique, il a dû mal.

Aujourd’hui, beaucoup d’anciens footballeurs parlent d’une jeunesse différente de celle d’avant. Dites nous tout, c’est quoi cette différence ? Il se passe quoi dans le vestiaire ?

Je pense que quand j’étais jeune, on me considérait comme à part. Quand je vois des jeunes en équipe de France, je me dis qu’il m’a fallu des matchs de Ligue 1 puis de Ligue des champions pour être en équipe de France. Maintenant, tu arrives facilement en Equipe de France ou en équipe première. La génération de maintenant joue à la playstation alors que nous non et vice versa avec ceux de l’ancienne génération. Je ne pense pas que c’était mieux avant.

Vous auriez pu vous entendre avec un entraîneur autoritaire comme Marcelo Bielsa ( entraîneur de l’Olympique de Marseille) ?

Ouais, j’aurais aimé l’avoir en tant qu’entraîneur tout comme Claude Puel à Lyon. J’aime les gens de rigueur. Etre trop excessif n’est pas facile à gérer mais être rigoureux j’aime bien. Dans le sport, il y a que la victoire qui lie un groupe.

Juninho et Cris vont revenir à Lyon pour passer le diplôme d’entraineur, cela vous tente ?

Je ne peux pas dire non, ça me titille aussi. J’ai passé mon BE1 pour devenir entraîneur. C’était super intéressant, j’ai été sollicité concrètement par des sélections et clubs pour devenir entraîneur des gardiens.

Aujourd’hui, on vous entend sur RMC. Qu’est ce qui vous plait dans la radio ?

C’est le côte interactif, je suis venu avec Luis Fernandez. C’était un grand international, Francois Pesenti (directeur de la rédaction de RMC) m’a donné ma chance. Je découvre pleins de choses, je suis parti pour rester à faire ça mais ça reste un métier aléatoire.

C’est dur de trouver un job après le métier de footballeur ?

Ça peut l’être, ce n’est pas tout le monde qui trouve tout de suite sa voie, ce n’est pas évident. J’ai la chance de continuer dans ma passion. J’avais anticipé mon après carrière.

Vous vous voyez où dans 10 ans ?

Justement je ne sais pas encore, quand j’étais joueur, j’avais un contrat longue durée. Là, je signe des contrats sur un an. Ça me convient pas.
Je préférerais un contrat de 3 ans, j’aime bien inscrire dans la longue durée. Il y a des moments où j’aimerais être plus drivé.
On me dit «il faut du sourire dans la voix», j’ai eu du mal à comprendre quand on m’a dit ça. Je me nourris de Luis pour avoir la bonne attitude.
Mais personne te drive.

Le foot pour vous :

Le meilleur joueur de Ligue 1 pour vous :  Zlatan.

Le meilleur invité que vous ayez eu : Juninho parce que je le trouve trop bon.

Le joueur le plus drôle : Ludovic Giuly

Le joueur le plus chiant à interviewer : Flo Laville

Le footballeur ou entraîneur le plus langue de bois : Les sélectionneurs

Le meilleur commentateur : Cheyrou / Genin (bein sports)

Le joueur(joueuse) / entraîneur le/la plus sexy : Corinne Diacre

Le joueur le plus fou : Kader Keita

Le joueur qui pourrait remplacer Paganelli : Ludovic Giuly

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