Entretien d’Hervé Mathoux : « Le Club sur Bein ressemble au Canal Football Club mais nous on a la Ligue 1 »

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Son parcours et le métier :

Comment devient-on commentateur sportif aujourd’hui ?
Je n’en sais rien, ça a beaucoup évolué. On devient journaliste avec la passion du sport, faut être passionné. C’est la base de notre métier. Il y a différentes manières pour y arriver, le plus simple c’est une école du journalisme. Beaucoup me disent «  Je connais parfaitement le foot, je voudrais travailler avec vous », ce n’est pas aussi simple que ça. A l’écran, le public ne doit pas voir le travail.

Quels sont vos modèles ? Quand ce choix a-t-il été pris ?
Non, je n’ai pas eu de modèles. Assez tôt, je faisais une écoute attentive de ce que les autres faisaient pour réussir à dégager quelque chose de personnel. A l’âge de 10-11 ans, je commençais à faire des journaux tout seul.

Vous êtes passé par Clermont Ferrand puis Paris, ça a été difficile de rejoindre la capitale alors que vous décrochez seulement un stage à TF1 ?
D’abord, j’ai fait une école de journalisme puis après j’ai fait des piges pour Radio France. Au bout d’un an à Radio France, j’ai été pris dans une petite chaine puis j’ai fait une candidature spontanée à TF1 et j’ai été pris.

Après TF1, vous arrivez à Canal + en 1998, comment se passe ce transfert ? Bein Sport vous a passé un coup de téléphone ?
C’est en plein Coupe du monde 1998. Il y a un changement de direction à Canal + avec l’arrivée de Denisot. Je reçois un coup de fil de Denisot pour le rencontrer dans un lieu discret. J’attends la fin de la coupe du monde pour donner ma réponse. La France va loin donc je repousse ma décision, je prends le temps de réfléchir. C’est au milieu de l’été pendant que j’étais en vacances que je décide de rejoindre Canal +. Ca fait 16 ans que je suis sur Canal +. Bein Sport ne m’a pas appelé.

Si votre métier était un poste au foot, ça serait lequel ?

Je dirais le rôle de numéro 10, il y a un côté organisateur et il faut savoir distribuer les rôles pour mettre en valeur les personnes autour de vous.

L’émission Canal Football Club :

Chaque dimanche, vous présentez le canal football club, vous en êtes rédacteur en chef, comment se passe votre semaine ?
Il n’existe pas de jours types. Les journées changent avec l’actualité. Généralement, le lundi est consacré à des réunions pour faire un debrief de l’émission de la veille.
Y a pas de jours types, c’est avec l’actualité.
En fin de semaine, encore des réunions pour préparer l’émission et voir les sujets. Le reste de la semaine c’est du suivi d’actualité.

Les audiences sont bonnes (environ 1.9 millions), vous revenez la saison prochaine  avec quelle formule ?
Il y aura des aménagements, des choses nouvelles pour la saison prochaine. On est en train d’étudier des pistes.
Il y aura du changement avec des nouvelles séquences et des nouveaux chroniqueurs.
Après on va voir ce que nos consultants comme Frédéric Ancelotti vont faire car si ils retrouvent un poste d’entraineur, il faudra les remplacer.

Il n’est pas trop dur de gérer autant de grandes gueules du football tel que Jean Michel Larque, Pierre Menes ou Christophe Dugarry ?

Je préfère ça que de réveiller des consultants. C’est comme dans une équipe, c’est difficile de gérer les grands joueurs mais c’est ce qui fait les bonnes équipes.

Bein Sports avec « Le club » vous ont copié un peu ?
Je vous laisse juge, j’ai jamais regardé en entier. J’ai vu que des séquences. Les émissions se ressemblent mais ce n’est pas vraiment pareil car nous on a la Ligue 1.

Vous dites quoi aux femmes qui engueulent leurs maris parce que tous les dimanches ils regardent votre émission ?
Il faut être cool et puis la télévision peut servir à faire diversion. Soyez sympas mesdames.

Son image :

Vous vivez comment votre marionnette aux guignols ?

Ca fait longtemps qu’on ne l’a pas vu. J’espère que la marionnette va bien. C’est troublant de voir son double, je l’ai bien vécu. Les guignols n’ont pas les dents dures avec moi-même s’ils me donnent une image lisse alors que je ne le suis pas.

On vous voit peu dans les médias, c’est une volonté ?

C’est la volonté de la chaine, je participe à « Enfin te voila » qui passe bientôt. C’est une émission où l’on se déguise. C’est la première fois de ma vie que je me retrouvais en travesti.

On a reçu beaucoup de courriers de femmes, vous êtes le beau goss du foot non ?

Vous me donnerez les noms alors. C’est plutôt les mecs qui m’arrêtent dans la rue. (rire)

C’est quoi votre meilleur commentaire sur Fifa ?

« Je crois que c’est une touche »

Le foot pour lui :

Le meilleur joueur de Ligue 1 pour vous : Zlatan

Le meilleur invité que vous ayez eu : Le meilleur est toujours le prochain.

Le joueur le plus drôle : Guillaume Hoarau

Le joueur le plus chiant à interviewer : Jérémy Toulalan, c’est le joueur qui fuit le plus les caméras et c’est dommage car il a surement beaucoup de choses à raconter.
Après, il y a aussi Yoann Gourcuff car il fait des analyses très longues.

Le footballeur ou entraineur le plus langue de bois : Tous le sont avec l’actualité.

Le meilleur commentateur : Grégoire Margotton

Le joueur / entraineur le plus sexy : Herve Renard

Le joueur le plus fou : Ezequiel Lavezzi

Le joueur qui pourrait remplacer Paganelli : Lavezzi. Il doit avoir le même niveau en français que Paga en espagnol.

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